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Haendel, le drame et la vitalité Conférence de Didier Durand-Bancel, jeudi 19 janvier 2012 au Foyer du théâtre de Nogent-sur-Seine. Gratuit.
« C’est le plus grand. J’aimerais me recueillir sur sa tombe. » Ludwig van Beethoven
Haendel est “l’autre” géant, à l'apogée de la musique baroque, aux côtés de Bach. Ils sont nés à quelques jours d’écarts et à 200 km de distance. Mais à la différence de Bach, qui est resté fidèle à son terroir d’Allemagne centrale, Haendel a beaucoup voyagé et a même été la première vraie “star” transnationale de l’histoire de la musique. Né et formé en Saxe, installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, il s'établit définitivement en Angleterre, en y devenant même sujet de Sa Gracieuse Majesté. Cet itinéraire a certainement contribué à ce qu’il réalise dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales d’Allemagne, d'Italie, de France et d’Angleterre.
Haendel doit à quelques œuvres célebrissimes (Le Messie, ses concertos pour orgue et ses concertos grossos, ses suites pour clavecin – notamment une certaine sarabande dite “de Barry Lyndon” -, la “Water Music” et la “Music for the Royal Fireworks”) de rester présent pendant tout le XIXe siècle, période d'oubli pour la plupart de ses contemporains.
Dans tous les genres, il fait montre du même brio, de la même inventivité mélodique, d’un sens du drame toujours efficace et surtout de cette lumière, de cette tonicité, qui fait, et les choristes le savent bien, gonfler les coeurs d’un appétit de vivre absolument irrésistible. D’où le titre de cette conférence. C’est le parcours d’un titan que je me propose de retracer, avec de nombreux extraits musicaux, bien entendu !
Didier DURAND-BANCEL
Conférence de Didier DURAND-BANCEL, jeudi 19 janvier 2012 au Foyer du théâtre de Nogent-sur-Seine. Gratuit. |